Associées à des panneaux solaires, des réactions chimiques servent à une nouvelle génération de climatiseurs ou de simples rafraîchisseurs.

Les réactions thermochimiques, c’est-à-dire celles qui dégagent ou au contraire absorbent de la chaleur, sont connues depuis la nuit des temps. Elles ont été explorées, en France, par Antoine Laurent de Lavoisier et Pierre-Simon de Laplace à la fin du XVIIIe siècle.

Mais ce qui est original dans les travaux menés par Driss Stitou, ingénieur de recherche CNRS à l’université de Perpignan, c’est d’associer des panneaux solaires avec ces réactions chimiques. Il est alors possible de les rendre réversibles et ainsi de les reproduire durant une dizaine d’années sans perte de rendement. Mieux , c’est le moyen «de créer des climatiseurs solaires ou des mécanismes de refroidissement», explique l’ingénieur.

Ce chimiste coopère avec une petite entreprise de la région, Coldway, qui a développé un astucieux mécanisme mobile de création de froid, un «rafraîchissement autonome». La méthode est simple: elle associe un gaz et un solide, en l’occurrence de l’ammoniac et un sel (chlorure de baryum).